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Enfants : des sports à moindre coût

Si la pratique d’un sport apporte d’indéniables bienfaits aux enfants, elle a aussi un prix. Certaines disciplines sportives nécessitent d’acheter un équipement coûteux quand d’autres sont assorties de leçons onéreuses. Comment leur faire pratiquer un sport sans se ruiner ?

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Des coups de pouce financiers

En France, plus de 6 millions d’enfants de moins de 14 ans détiennent une licence sportive. Mais entre le coût de la licence, l’achat du matériel et le tarif des leçons, le prix des activités sportives des enfants peut très vite grimper…, surtout pour les familles nombreuses !

Il existe des aides financières qui permettent de faciliter l’accès des jeunes aux activités sportives. En effet, de nombreuses mairies proposent aux enfants de leur commune et inscrits dans l’une des associations ou d’un club sportif de la ville, des forfaits ou des bourses qui permettent de prendre en charge tout ou une partie du coût des licences sportives. Ces contributions financières, parfois soumises à des conditions de ressources, sont calculées en fonction du quotient familial. Se renseigner auprès de sa mairie pour savoir s’il est possible d’en bénéficier.

Pour les enfants ou les adolescents qui pratiquent une activité sportive ou de loisirs, certaines caisses d’allocations familiales (CAF) participent financièrement au travers des Pass’sports-loisirs. Ces forfaits, d’un montant variable selon les caisses (de 46 à 70 € dans le Val-de-Marne, et jusqu’à 92 € en Seine-Saint-Denis) sont calculés en fonction des revenus du foyer, et sont réservés aux familles dont le quotient familial est inférieur à un certain plafond (550 € en moyenne en 2010). Le montant du Pass’sports-loisirs est versé par la CAF soit aux allocataires qui remplissent les conditions d’attribution, soit directement au club ou à l’association. Pour cela, il suffit de soumettre un formulaire au responsable de l’activité sportive, s’il pratique le tiers-payant, et de le retourner à la CAF dont on relève. Certaines directions départementales de la Cohésion sociale (ex-directions départementales de la Jeunesse et des sports) ont, de leur côté, mis en place des dispositifs destinés à favoriser la pratique sportive des enfants de familles modestes. Pour plus d’informations, s’adresser à un bureau ou à un point information jeunesse. Toutes ces aides sont généralement cumulables entre elles.

Les mairies peuvent proposer des activités sportives pour les plus jeunes, à moindre coût. Il est possible que seule la licence soit aux frais des parents. Les collégiens et lycéens auront également la possibilité d’adhérer à l’association sportive de leur établissement, pour une somme modique. Ainsi, ils pourront pratiquer alors le sport de leur choix dans leur école ou dans des infrastructures municipales. Une bonne façon de s’initier ou se perfectionner à un sport, tout en expérimentant l’univers de la compétition au cours de rencontres inter-écoles. Enfin, l’association nationale Ufolep (Union française des œuvres laïques d’éducation physique) permet d’accéder à un grand nombre d’activités sportives sans avoir à multiplier les licences. Une seule suffit.

Pour en savoir plus :

Uni-Editions - septembre 2010

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