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Le microcrédit, pour créer son emploi

Parce qu’ils sont demandeurs d’emploi ou travailleurs précaires, ceux qui souhaitent lancer leur activité se heurtent souvent à de multiples difficultés. Pour obtenir un financement, il leur faut alors se tourner soit vers le secteur associatif, soit vers les réseaux bancaires.

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Sortir de la précarité et du chômage

Les personnes qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques peuvent obtenir, sous certaines conditions, des microcrédits, parfois sans demande de garantie ou de caution d’un tiers. Ce type de crédit d’un genre particulier leur permet de créer leur entreprise et d’abandonner ainsi leur statut de demandeur d’emploi ou de travailleur précaire. Selon le Baromètre de la micro-finance publié en juin 2013 par Convergences (plate-forme européenne de convergence entre acteurs publics, privés et solidaires), en partenariat avec la Caisse des dépôts et la mairie de Paris notamment, le microcrédit aide à créer près de 60000 emplois chaque année en France. En 2011, selon ce même baromètre, 122 370 microcrédits ont été octroyés dans les pays de l’Union européenne.

Les alternatives associatives

En France, trois organismes associatifs peuvent délivrer des microcrédits extra-bancaires dans la limite de 10 000 euros par dossier : l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), Créa-Sol et la Caisse sociale de développement local (CSDL). Ces organismes accompagnent et suivent également le déroulé des projets. La durée maximale des crédits octroyés est de 48 mois : elle dépend en fait des capacités de remboursement de chacun. Ces trois organismes affichent des taux d’intérêt soit comparables à ceux des banques, soit plus bas.

Autres soutiens financiers à la création d’entreprise

Le microcrédit extra-bancaire peut être complété par d’autres financements. Et notamment par un prêt sur l’honneur, à taux zéro, c’est-à-dire sans intérêts. Un tel prêt peut par exemple être accordé par l’association France Initiative : son montant actuel est en moyenne de 8 000 €, sur une durée de remboursement moyenne de 3 ans. Il est accordé sans garantie et ouvre plus facilement les portes du financement bancaire classique. Les personnes qui ont déjà une idée précise du projet d’entreprise qu’elles souhaitent créer ou reprendre peuvent bénéficier du dispositif Nacre (Nouvel accompagnement à la création et la reprise d’entreprise). Ce dispositif s’adresse aux personnes sans emploi, aux bénéficiaires de minima sociaux ou aux salariés repreneurs de leur entreprise notamment. Il prévoit un prêt à taux zéro allant jusqu’à 10 000 €, remboursable sur une durée maximale de cinq ans, en complément d’un prêt bancaire d’un montant et d’une durée au moins équivalents ou supérieurs au prêt Nacre demandé.

L’action des banques dans cette démarche

Les établissements bancaires peuvent, eux aussi, octroyer des microcrédits. Ces prêts bénéficient des garanties du réseau associatif France Active qui accompagne les porteurs de projet dans leur parcours. En 2012, cette structure de l’économie sociale et solidaire s’est ainsi engagée aux côtés de 6 172 porteurs de projets pour lesquels plus de 218 millions d’euros ont été mobilisés. Enfin, les entreprises en phase de création qui n’ont pas encore bénéficié d’un prêt bancaire d’une durée égale ou supérieure à deux ans peuvent également bénéficier d’un prêt à la création d’entreprise. Accordé par les banques sans garantie ni caution personnelle, son montant va de 2 000 € à 7 000 €.

En savoir plus

1. www.adie.org 2. www.crea-sol.fr 3. www.csdl.asso.fr 4. www.initiative-france.fr 5. www.emploi.gouv.fr/nacre 6. www.franceactive.org 7. http://pce.bpifrance.fr 8. Convergences 2015 – Microfinance

Uni-éditions – MIG – octobre 2013

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