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L’épargne dès le plus jeune âge

Huit enfants sur dix disposent d’un compte épargne à leur nom, alimenté par un parent. Mais ils peuvent aussi bénéficier d’un contrat d’assurance-vie ou d’une donation.

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Les livrets

Le livret A reste le grand classique de l’épargne et il peut être souscrit au nom de l’enfant dès sa naissance. Son taux d’intérêt, net d’impôts, est fixé à 2,00 %* . Le dépôt minimum est de 10 € et il est plafonné à 15.300 €, intérêts non compris. Il existe par ailleurs pour les jeunes des livrets spécifiques qui remportent un grand succès.

Le livret Jeune est une solution d’épargne pour ceux de 12 à 25 ans. Son taux d’intérêt, également net d’impôts, est librement fixé par les banques, mais ne peut être inférieur à celui du livret A, et le maximum des dépôts est de 1.600 €.

Enfin, la plupart des établissements bancaires proposent des livrets ciblant plus spécifiquement la tranche d’âge de 0 à 11 ans. Le montant versé sur l’ensemble de ces comptes s’élève en moyenne à 271 € par an. Ils permettent à l’enfant de faire ses premiers pas dans l’univers bancaire et de déposer ou de retirer son capital lorsque la loi l’y autorise.

* au 1er février 2011

L’assurance-vie, pour les enfants aussi !

Un enfant mineur peut aussi être bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie intergénérationnel, sous réserve de l’accord de ses parents. Dans le cas où l’un des deux parents serait décédé ou déchu de l’autorité parentale, le juge des tutelles doit délivrer son autorisation. Seule la souscription d’un contrat au profil sécuritaire ou équilibré est possible, ce qui exclut de fait les fonds en actions. L’enfant mineur devient bénéficiaire à l’échéance du contrat, à moins qu’une clause spécifique ne fixe un âge minimum pour disposer des fonds. Chaque parent peut verser par ce biais jusqu’à 156.974 € à chaque enfant et chaque grand-parent peut donner jusqu’à 31.395 € à l’un de ses petits-enfants, sans payer de droits à l’administration fiscale, et ce, tous les six ans.

La donation de somme d’argent en franchise d’impôts

Jusqu’à 80 ans, les grands-parents peuvent donner une somme d’argent sous forme de chèque, virement ou espèces d’un montant maximum de 31.395 € à chacun de leurs petits-enfants ou arrière-petits-enfants, en franchise d’impôts. Cette mesure, qui n’est possible qu’une seule fois, est cumulable avec les abattements de 31.395 € sur les donations en immeubles, titres ou bien meubles consentis par les grands-parents à leurs petits-enfants renouvelables tous les six ans. Le bénéficiaire doit cependant être majeur au jour de la transmission.

Pour en savoir plus :

Delphine Goater – Uni-éditions – février 2011

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