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L’investissement durable

Concilier économies et écologie, placements financiers et développement durable, c’est désormais possible grâce à l’investissement socialement responsable (ISR).

Toute une série de produits permettent d’associer aux critères de performance et de rentabilité des critères environnementaux, sociaux ou éthiques. Petit tour d’horizon de ces “bonnes actions” !

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L’ISR en bref

Le 27 avril 2006, à New York, Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations Unies, lançait les principes pour l’investissement responsable (PRI) : les entreprises qui adhèrent à ces principes s’engagent à prendre en compte les critères environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG) dans leurs analyses financières et décisions d’investissement.

Il ne s’agit pas d’un simple effet de mode lié à l’intérêt pour l’environnement : un grand nombre de spécialistes de la finance considère désormais que la prise en compte de ces critères permet d’identifier les sociétés performantes à moyen et long terme.

Rien qu’en France, les offres des fonds ISR ont augmenté de 70 % en quatre ans et les sommes administrées s’élèvent à 16,6 milliards d’euros. Mais si ce terme générique recouvre tous les produits financiers (FCP, Sicav, obligations, actions...) il correspond à des démarches très différentes.

Ethique et développement durable

Les fonds éthiques, appelés aussi fonds d’exclusion, reposent avant tout sur des critères moraux : il s’agit de fonds communs de placement (FCP) dont ont été exclus des titres liés à certains secteurs d’activités jugés peu éthiques (par exemple les secteurs de l’armement, de l’alcool, du tabac...).

Assez peu présents en France, ils répondent souvent à des convictions religieuses. Les fonds de développement durable, quant à eux, associent aux critères financiers des critères sociaux et environnementaux pour évaluer la performance des entreprises.

Ils peuvent être spécialisés sur une thématique précise comme, par exemple, les énergies renouvelables. Ils ont le vent en poupe avec une performance équivalente aux fonds classiques et un argument éco-citoyen en plus !

Partage et solidarité

Les fonds de partage constituent un soutien à une association humanitaire ou caritative.

Ils sont investis essentiellement en produits monétaires ou obligataires, leur principe consistant à reverser une partie des gains à l’organisme choisi.

En contrepartie, le souscripteur bénéficie d’une réduction d’impôt en raison de son soutien financier à une association. Cette réduction peut s’élever, sous certaines conditions, jusqu’à 75 % des fonds rétrocédés.

Dernière catégorie d’ISR : les fonds d’épargne solidaires. Il s’agit de fonds qui privilégient le développement de l’économie locale et régionale, de l’insertion et du microcrédit. Ils ont pour objectif le financement de projets solidaires et bénéficient également d’avantages fiscaux. Le label Finansol distingue les produits d’épargne solidaires les plus sérieux.

Tous solidaires

La solidarité touche également l’épargne salariale. De plus en plus de grands groupes consacrent désormais 5 à 10 % de leur encours au financement d’entreprises solidaires.

Un moyen pour les salariés de préparer leur retraite en bénéficiant de franchises d’impôts. Enfin, dernière tendance de l’économie solidaire : l’assurance-vie adossée à des fonds ISR...

© Guillaume Tixier-Uni-Éditions- Mai 2009

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