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Première embauche, première épargne

Au début de la vie active, la tentation est grande de concrétiser ses passions.

C’est bien normal. Mais il faut savoir que c’est aussi la période idéale pour épargner.

Une panoplie de produits est à votre disposition, plus ou moins liquides selon les objectifs auxquels ils correspondent. Ils méritent votre attention.

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Il n’y a pas d’âge pour préparer sa retraite !

Quand on démarre dans la vie, on a peine à y croire. Et pourtant, les années passent si vite ! Cela vaut la peine de commencer tôt.

Sur trente ans, les petites sommes placées lors des premières années de vie active finissent par produire des intérêts ou des plus values importantes.

De plus, certaines enveloppes fiscales, comme l’assurance-vie ou le PEA (plan d’épargne en actions) produisent leurs meilleurs effets au bout de huit ans au moins.

Une première souscription réalisée tôt, même si elle est minime, permet de leur donner un acte de naissance.

Cependant, il serait imprudent de glisser toutes ses réserves dans ces placements qui demandent un engagement sur une longue période.

La sagesse commande donc de placer une partie de ses disponibilités sur des produits plus liquides, en commençant par les livrets.

Les livrets : une souplesse incomparable

Ils ne rapportent pas énormément - de l’ordre de 2 % nets d’impôts - mais en ces temps d’inflation maîtrisée, c’est toujours bon à prendre. Surtout, leur utilisation est on ne peut plus souple. À tout moment, le titulaire peut l’approvisionner ou retirer de l’argent.

Pour les personnes de moins de vingt-cinq ans, les livrets jeunes sont particulièrement bien adaptés.

Leur rémunération est plus attractive (4 %), totalement exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le montant maximum de dépôts est fixé à 1.600 €.

Et puis, les livrets de développement durable permettent de placer jusqu’à 6.000 €. Là aussi, les retraits sont possibles à tout moment. La rémunération, totalement exonérée d’impôt sur le revenu, s’établit à 3%.

En prévision d’un toit à soi : l’épargne logement

Une autre stratégie payante à terme est d’accéder le plus jeune possible à la propriété. Dans cette optique, on peut ouvrir un compte d’épargne logement et un plan d’épargne logement. Tous deux comportent une période d’épargne, rémunérée à 2 % pour le CEL et à 2,5 % pour le PEL (dont il faut cependant soustraire les prélèvements sociaux). Cette première phase peut être suivie d’une seconde, de prêt celle-là, de 2 à 15 ans, à un taux garanti. Cependant, le montant de l’emprunt est fonction des droits acquis pendant la phase d’épargne, et limité à 92 000 € pour un PEL et à 23 000 € pour le CEL. Une prime d’épargne vous sera versée par l’État si vous réalisez un prêt d’épargne logement.

© Sylvie Magiben Uni-Editions - Aout 2007

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