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Une épargne dès la naissance

De la naissance au début de sa vie d’adulte, un enfant peut se constituer progressivement une épargne avec l’aide des ses parents ou de ses grands-parents. Elle lui servira à faire ses premiers pas dans l’univers bancaire et à économiser de l’argent pour financer ses premiers projets. Mode d’emploi…

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Un compte épargne dès ses premiers jours

Dès la naissance, il est possible d’ouvrir un compte d’épargne pour un enfant mineur. Le Livret A est désormais accessible dans toutes les banques. Son taux d’intérêt est de 2,00 % (au 1er février 2011). Le dépôt minimum est de 10 euros et il est plafonné à 15.300 euros, intérêts non compris. Vous pouvez l’alimenter en mettant en place un virement permanent à partir de votre propre compte bancaire. Jusqu’à ce que votre enfant soit capable de le faire lui-même, c’est vous qui gérez l’épargne de votre enfant. Votre enfant ne pourra cependant y déposer ou en retirer de l’argent qu’en votre présence.

Les préadolescents ont leur premier compte

À partir de 12 ans, les parents d’un enfant peuvent demander pour lui l’ouverture d’un livret jeune, destiné à recueillir son argent de poche. Réservé aux moins de 25 ans, ce compte permet de retirer de l’argent à tout moment au distributeur, au moyen d’une carte de retrait. Le dépôt minimum est de 10 euros et le plafond est fixé à 1.600 euros. La plupart des banques proposent un grand nombre de services associés au livret jeune, et de nombreux avantages (places de cinéma, téléchargement de musique…). Les intérêts du livret jeune ne sont pas imposables et ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux. Enfin, dès 16 ans, les jeunes peuvent disposer d’un compte chèque soumis à certaines règles de fonctionnement.

Une assurance pour la vie

Enfin, il est bien sûr possible de souscrire une assurance vie au nom d’un enfant mineur. Les deux parents investis de l’autorité parentale doivent alors donner leur accord. Seule la souscription d’un contrat au profil sécuritaire ou équilibré est possible, le Code civil recommandant pour les mineurs une gestion "en bon père de famille." À l’échéance du contrat, à moins qu’une clause spécifique ne fixe un âge minimum pour disposer des fonds, l’enfant mineur en sera le bénéficiaire.

Pour en savoir plus : www.lesclesdelabanque.com

Delphine Goater – Uni-Editions – février 2011

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