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Allergies : comment les traiter ?

La France compte environ quinze millions de personnes allergiques, qui souffrent particulièrement en cette période de pollinisation. Mais plusieurs médicaments permettent de traiter les symptômes.

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Pollens d’arbres et de graminées

Le printemps arrive, avec son cortège d’éternuements, de larmoiements et de démangeaisons. Ces réactions du système immunitaire suite à un contact avec une substance extérieure (ou allergène) sont favorisées par le pollen qui se dégage dans l’air. La période à risques débute dès mars avec les pollens d’arbres, en particulier le bouleau. Elle se poursuit de mai à mi-juillet avec les graminées.

Certes, l’allergie n’est pas une maladie à proprement parler. Mais elle provoque un ensemble de symptômes caractéristiques : rhinite pour le nez, conjonctivite pour les yeux, œdèmes et eczéma pour la peau... Sans oublier l’asthme pour les bronches, une maladie qui, dans sa forme sévère, tue en France plus de 1 000 personnes par an.

Quelques conseils de prévention

Comment s’en protéger ? S’agissant des allergies saisonnières, il est illusoire d’espérer supprimer tout contact avec les allergènes. Mais certaines mesures de précaution peuvent s’avérer utiles. En période de pollinisation, il est conseillé de fermer les fenêtres, d’éviter de jardiner ou de faire sa sieste sur la pelouse. Il est également recommandé de se doucher en rentrant chez soi. Le port de lunettes de soleil permet aussi de protéger les yeux des substances irritantes présentes dans l’air.

Soulager les crises

Des traitements existent, mais il faut savoir que l’allergie est une réaction complexe, provoquée par la rencontre entre le terrain génétique d’un patient et un allergène spécifique. Pour soigner les épisodes de crise, les médecins ont à leur disposition plusieurs classes de médicaments destinés à agir sur les symptômes et à apporter un soulagement rapide.

Il s’agit principalement d’antihistaminiques pour les rhinites et les conjonctivites, de corticoïdes pour combattre l’inflammation des muqueuses ou des bronches, de bronchodilatateurs qui soignent l’oppression respiratoire.

Soigner la sensibilisation

Parallèlement, pour éviter l’apparition de nouvelles sensibilisations, les médecins proposent souvent d’entreprendre un traitement qui agit sur le système immunitaire : la désensibilisation. Elle débute par un bilan allergologique qui permet, grâce à des tests cutanés, de déterminer les allergènes auxquels le patient est sensible.

Puis on lui administre régulièrement une dose de cet (ou ces) allergène par voie orale (gouttes, cachets) en espaçant les prises au fur et à mesure. Ainsi, le système immunitaire se rééduque progressivement et apprend à ne pas sur-réagir en présence de l’allergène.

Les allergies alimentaires de plus en plus fréquentes

Depuis une trentaine d’années, nos habitudes culinaires se sont considérablement modifiées et, parallèlement, les allergies alimentaires ont également progressé. Elles sont passées d’une prévalence de 1 % en 1970 à 6 à 8 % de la population aujourd’hui. La cause ? Plus de 150 aliments sont aujourd’hui recensés comme potentiellement allergisants, et la liste ne cesse de s’allonger : œufs, lait de vache, arachide, crustacés, poisson, blé, légumes de la famille du céleri (fenouil, persil, coriandre), soja, fruits à coque (amande, noisette, noix de cajou, noix de pécan, noix du brésil, pistache, noix de macadamia et produits à base de ces fruits), moutarde, sésame...

Plus d’infos : Réseau national de surveillance aérobiologique

@ Uni-éditions - Béatrice d’Erceville – mai 2011

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