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Don d’organes, pour sauver des vies

En 2009, 4.580 greffes ont été réalisées. Un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. Pourtant, le don d’organes est essentiel : 250 malades sont décédés faute de greffe l’an dernier. Qui peut donner, quand et comment ?

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Un acte précieux

On estime que 40.000 personnes en France vivent en France grâce à un organe greffé. L’année dernière, plus de 14.400 personnes ont eu besoin d’une greffe d’organe. Le don peut survenir de son vivant ou après décès. Les liens familiaux, parfois, et la compatibilité sont des critères incontournables. Décédé, un donneur permet de greffer quatre personnes en moyenne. Les greffes les plus fréquentes concernent le rein (62% des greffes). Viennent ensuite les greffes du foie (23%), du cœur (8%), du poumon (5%), du pancréas et de l’intestin. Des tissus peuvent être également greffés : cornée, vaisseaux, os…

En 2009, 235 greffes de rein et de foie ont été réalisées à partir de donneurs vivants.

Deux contextes possibles

A priori, tout le monde peut donner ses organes. Il n’existe pas de contre-indication ni de limite d’âge. Il est possible d’être prélevé même si on est malade ou que l’on suit un traitement. Près de 30% des greffes de reins proviennent de donneurs âgés de plus de 60 ans, qui peuvent être hypertendus ou diabétiques. Ces reins sont greffés à des malades de la même tranche d’âge et, donc, présentant les mêmes caractéristiques. Ce sont les médecins qui décident, au cas par cas, de prélever un organe, en fonction de son état et des dossiers médicaux des patients en attente de greffe. Toutefois, certains dons d’organes ne sont possibles que dans certains cas, lorsque le décès est consécutif à des traumatismes crâniens, ou à des accidents cardio-vasculaires. Ces cas représentent actuellement moins de 1% des décès à l’hôpital. Le prélèvement d’organes est donc rare, et chaque possibilité précieuse. Dans ce cas de figure, l’hôpital contacte l’entourage proche pour connaître sa position sur ce point. L’élargissement des indications de greffe, les progrès réalisés dans ce champ médical et le vieillissement de la population entraînent un recours de plus en plus fréquent à cette technique, conduisant à une pénurie constante d’organes à greffer.

Faire connaître sa position : pour ou contre ?

La loi française considère que tout le monde est donneur d’organes par défaut, sauf si on s’est inscrit au registre national des refus. Avant d’entreprendre un prélèvement, les équipes médicales s’assurent soit que le défunt n’avait pas manifesté d’opposition, soit qu’il avait confirmé son accord. A noter que le manque d’informations sur la volonté du défunt est l’une des principales causes de refus de la famille. Si les proches du défunt n’ont jamais abordé cette question avec lui, les conditions du dialogue peuvent être plus difficiles, et l’impératif d’urgence mal vécu par l’entourage. Actuellement, 32% des prélèvements possibles sont refusés. Dans près de 4 cas sur 10, c’est parce que le défunt a déclaré son opposition au don d’organes durant sa vie. Dans les 6 autres cas, l’opposition vient de la famille. Si on souhaite être donneur, il est nécessaire de dire clairement à sa famille qu’on souhaite, en cas de décès, donner tout ou partie de ses organes.

Davantage d’informations : www.dondorganes.fr

Uni-Editions - septembre 2010

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