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Quels revenus en cas de longue maladie ?

Vous êtes en arrêt de travail depuis plus de trois mois ? Selon votre situation, la perte de vos revenus peut ne pas être intégralement compensée. C’est pourquoi il faut vous protéger en souscrivant un contrat de prévoyance individuel.

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La poursuite des indemnités journalières

Les salariés peuvent toucher des indemnités journalières équivalant à la moitié de leur salaire environ pendant trois ans. Ils doivent pour cela avoir travaillé au moins 200 heures au cours du trimestre précédent pour les arrêts de moins de six mois, et au moins 800 heures dans l’année précédente pour les arrêts supérieurs à six mois. Au-delà de trois mois, l’indemnité journalière peut être revalorisée si, pendant l’arrêt de travail, une augmentation générale des salaires a été décidée.

Bénéficier d’une pension d’invalidité

Si votre capacité est réduite d’au moins deux tiers suite à une maladie ou à un accident non professionnel, vous pouvez bénéficier d’une pension d’invalidité sous certaines conditions pour compenser la perte de vos revenus. Vous devez avoir travaillé au moins 800 heures dans l’année précédant votre maladie ou votre accident. Votre état d’invalidité est constaté trois ans maximum après avoir perçu des indemnités journalières maladies sans interruption, à condition que votre état soit stabilisé ou dès la constatation de la stabilisation de votre état avant l’expiration de ces trois ans. Dans tous les cas, adressez-vous aux services sociaux de l’Assurance maladie qui examineront votre cas et vous conseilleront utilement.

Souscrire un contrat de prévoyance collectif ou individuel

Votre entreprise a peut-être souscrit une garantie collective qui assure le maintien de votre salaire intégral ou partiel pendant votre arrêt maladie. Renseignez-vous ! Si cela n’est pas le cas, il vous est fortement conseillé de souscrire un contrat de prévoyance individuel qui couvrira la perte de vos revenus en cas de longue maladie. Ces contrats garantissent le versement d’indemnités journalières et d’une rente pour invalidité dont le montant varie suivant la cotisation versée par le titulaire.

Pour en savoir plus :

Delphine Goater – Uni-éditions – mai 2010

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